|
Nouvelle méthode de diagnostic nanomécanique de Roche
BALE. roche.- Nouvelle méthode de diagnostic nanomécanique destinée à la détection de gènes spécifiques de maladies et des traitements de ces dernières
Un processus novateur permet d'envisager de nouvelles possibilités pour une meilleure adaptation du traitement médicamenteux aux besoins des patients
En collaboration avec des scientifiques de Roche, des chercheurs du centre national de recherche au Swiss Nanoscience Institute (SNI) récemment créé à Bâle ont mis au point une méthode innovante qui permet une détection rapide et sensible de gènes spécifiques de maladies et des traitements de ces dernières. Les résultats des travaux de recherche sont publiés aujourd'hui dans le numéro de décembre de la revue spécialisée Nature Nanotechnology.
Selon Ulrich Certa, chef du service de génomique fonctionnelle (Functional Genomics) au sein du centre Roche pour la génomique médicale, "les résultats de nos travaux de recherche montrent que ces nouveaux détecteurs nanomécaniques peuvent être utilisés pour la surveillance directe et continue de la réponse des patients à un traitement donné. Il s'agit là d'une nouvelle technologie prometteuse qui devrait à l'avenir nous aider à franchir une nouvelle étape vers un traitement directement adapté aux besoins des patients, et peut-être également à réduire ainsi le nombre d'effets indésirables."
Les affections et leurs traitements médicamenteux déclenchent différents processus dans l'organisme humain. Selon la prédisposition génétique, l'activité de divers gènes est régulée de manière différente, ce qui explique en partie pourquoi différents patients répondent souvent de manière tout à fait individuelle à un traitement médicamenteux. Il se peut qu'un médicament qui améliore l'état d'un sujet donné ne produise aucun effet positif, voire qu'il entraîne des effets indésirables chez un autre individu.
La nouvelle méthode permet désormais une détection directe des gènes actifs grâce à la mesure de leurs produits de transcription génique (l'acide ribonucléique messager (ARN messager, ARNm)), qui représentent l'étape intermédiaire et le lien à la synthèse protéique. Pour détecter ces produits de transcription génique, de courtes sondes d'acide nucléique complémentaires (détecteurs) sont placées sur de minuscules leviers flexibles en silicium. Ces leviers flexibles, également appelés cantilever, ne sont épais que de 450 nanomètres (un nanomètre est un millionième de millimètre) et réagissent par conséquent de manière extrêmement sensible. La fixation du produit de transcription génique recherché à sa sonde complémentaire sur l'un des leviers flexibles provoque une courbure mécanique pouvant être mesurée optiquement.
Le fait que cette méthode de diagnostic nanomécanique puisse servir à une détection rapide de produits de transcription génique a été démontré par les chercheurs dans les travaux désormais publiés, par le biais de l'exemple d'une lignée de cellules tumorales, dans laquelle, après traitement par interférons, un gène important pour la commande de la croissance cellulaire est activé.
Du fait de sa haute sensibilité, ce nouveau type de détecteur nanomécanique n'a pas besoin de marquage ni de reproduction des molécules à détecter, ce qui permet d'obtenir des résultats beaucoup plus précis. Cette méthode permet en outre une détection en quelques minutes à peine et possède le potentiel d'un détecteur en temps réel pour la surveillance en continu de processus biomédicaux. Pour l'analyse de différents produits de transcription génique, des leviers flexibles munis de garnitures différentes peuvent être disposés similairement aux dents d'un peigne, ce qui permet aux produits de transcription de plusieurs gènes d'être mesurés de manière parallèle et simultanée.
Cette nouvelle méthode vient ainsi compléter les méthodes existantes de diagnostic moléculaire telles que les puces à ADN et la PCR en temps réel. Elle pourrait être utilisée comme détecteur en temps réel ("Real Time Sensor") pour la surveillance continue de différents paramètres de mesure cliniques ou bien pour la détection d'agents pathogènes se multipliant très rapidement et rendant de ce fait crucial un diagnostic établi à temps.
A propos de Roche
Roche, entreprise de santé dont le siège est à Bâle, Suisse, figure parmi les leaders mondiaux dans les secteurs pharmaceutique et diagnostique. Ses produits et services novateurs trouvent leur application dans le dépistage précoce, la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies, et contribuent en tant que tels à améliorer la santé et la qualité de vie de l'individu. Fortement axée sur la recherche, Roche est l'un des leaders mondiaux sur le marché des produits pour diagnostic et le premier fournisseur de médicaments destinés aux domaines de la cancérologie et de la médecine de transplantation. Roche occupe également une position de premier plan en virologie. En 2005, le chiffre d'affaires de la division Pharma s'est élevé à 27,3 milliards de francs suisses, la division Diagnostics ayant quant à elle réalisé un chiffre d'affaires de 8,2 milliards de francs suisses. Roche emploie quelque 70 000 personnes dans 150 pays. Elle entretient des liens de R&D et a conclu des alliances stratégiques avec de nombreux partenaires; elle détient notamment une participation majoritaire dans Genentech et Chugai.
|