Artikel vom 19.03.2006

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Elsass - Kultur

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Notre Ecomusée on y tient!

L‘Ecomusée d‘Alsace a ouvert le 18 mars 2006 avec de nouveau tarifs et de tarifs très avantageux pour familles.

Von Redaktion



Ce carnaval des paysans est un grand classique de l'Ecomusée, et présente des figures traditionnelles du carnaval des champs, qui n'a que peu de points communs avec le carnaval des villes.



-- Point de vue du fondateur-président Marc Grodwohl --

UNGERSHEIM (ALSACE, HAUT-RHIN).- mg.- Depuis le passage à l'euro, l'Ecomusée est conscient de la difficulté grandissante des familles à faire face à l'augmentation du coût de la vie. Le prix d'entrée à l'écomusée a été perçu progressivement comme trop cher, surtout pour des familles de la région qui viennent souvent avec des amis et qui contrairement à des visiteurs d'autres régions, ne passent pas forcément la journée complète à l'Ecomusée.


Par rapport aux augmentations générales, l'Ecomusée a proposé des alternatives. Son tarif d'abonnement est resté stable, il pratiquait des prix plus bas hors saison d'été, et a toujours été généreux : groupes en difficulté sociale, écoles pendant 6 mois par an, bénéficiaient de tarifs symboliques, voire de la gratuité totale. On a également essayé avec peu de succès l'accès autonome de zones temporaires, à prix plus bas, comme « Clair de mine ».

L'Ecomusée n'a pas réussi dans le passé à communiquer clairement les formules avantageuses qu'il offrait aux habitants de la Région, et il a maintenant pris des décisions radicales pour simplifier, rendre accessible à tous.
Mais comment avancer sur ce sujet délicat de la tarification ? Aucun musée ou parc de loisirs culturels n'a de recettes miracle. A l'Ecomusée, l'électrochoc qui a poussé à prendre la décision a été la campagne « Notre écomusée on y tient », en octobre dernier.

Que nous a appris la campagne « notre écomusée on y tient » ?

La campagne « notre écomusée on y tient », on le rappelle, était une opération de communication de l'écomusée dans une période de difficultés. Son but était de faire venir à l'écomusée un maximum de citoyens, afin qu'ils se fassent leur propre opinion sur un musée dont on disait tout et son contraire. Le personnel et les bénévoles ont été en première ligne dans cette opération qui a fait venir 105 000 personnes en trois semaines. Ces visiteurs se sont exprimés directement, et souvent sans ambages, y compris et surtout devant les dirigeants de l'écomusée qui étaient en première ligne, à l'accueil.
La campagne de communication et d'information s'est ainsi transformée en ce que l'on n'attendait pas : une occasion inespérée de rencontrer un très grand nombre de gens intéressés par le musée, et placés dans les circonstances où ils pouvaient exprimer leur point de vue, avec de l'écoute en face d'eux. Tous ont dit sans exception : « le travail fait par l'écomusée en matière de sauvegarde du patrimoine vivant, c'est bien, mais faites un effort sur le prix sans quoi nous ne pourrons pas revenir, surtout en famille ». S'il avait fallu payer un tel sondage d'opinion, cela aurait coûté des fortunes !


Cette campagne aura-t-elle des répercussions positives sur l'année qui débute pour l'Ecomusée ?

Avant la campagne, 100 000 alsaciens étaient déjà venus à l'Ecomusée, de mars à septembre. Avec la campagne, ce sont 205 000 alsaciens, 10% de la population, qui ont pu voir l'Ecomusée tel qu'il est. Imaginez ce qu'aurait coûté une campagne de publicité qui touche aussi directement un si grand nombre de personnes. Jamais l'Ecomusée d'Alsace n'aurait pu s'offrir une telle dépense.

Dans ces 205 000 personnes, il y avait beaucoup de gens qui étaient venus à l'Ecomusée tout à fait au début, dans les années 1984. Ces visiteurs avaient une impression positive, mais croyaient avoir vu l'Ecomusée une fois pour toutes. Ils ont été sidérés par le développement et la qualité pris par le musée, et certainement ils vont être d'autant plus des agents de promotion du musée qu'ils en connaissent les difficultés.

Une deuxième catégorie de visiteurs étaient ceux qui nous ont dit qu'avant 4 ou 5 ans ils revenaient régulièrement, ce qui n'est plus le cas depuis avec le renchérissement du coût de la vie. Ils connaissent le musée et l'appréciaient, mais ne pouvaient plus s'offrir sa visite. Ce sont des amis de l'écomusée qui reviendront, puisque nous avons répondu à leur attente de démocratisation des prix.

Enfin, il y a eu tous ceux qui n'auraient sans doute jamais visité l'Ecomusée, s'il n'y avait pas eu cette actualité. Ils ont découvert qu'un musée, ce pouvait être tout à fait autre chose que l'idée statique qu'ils s'en faisaient. Ce sont de nouveaux visiteurs potentiels du musée, que l'on aurait jamais pu toucher par d'autres moyens.

La baisse des prix d'entrée n'est pas une dévalorisation de l'Ecomusée ?

La plupart des dizaines de milliers de visiteurs qui se sont exprimés n'ont pas dit « c'est cher pour ce que c'est », ils ont dit « c'est trop cher pour nous ». Cela nous a encouragés à chercher une solution, parce que ce message était un message de reconnaissance de la qualité du travail du musée. Nous avons procédé à des sondages, dans le musée et à l'extérieur du musée, sur les prix que la majeure partie des gens trouveraient raisonnables et à leur portée. Puis nous avons interrogé des collègues responsables de parcs ou de musées privés, et notre question « comment baisser les prix » les a étonnés, puisque tous se demandent, confrontés au même problème d'augmentation des coûts de revient, « comment augmenter les prix sans que le client n'en souffre pas trop ».

Quand à la dévalorisation, c'est un faux problème. Nous sommes un musée de patrimoine populaire, c'est le musée de la vie de tout le monde. Si les tarifs d'accès sont aussi pour tout le monde, nous en tirons une immense satisfaction car nous n'avons jamais bien vécu la sélection par l'argent.

Un pari ?

Quand tellement de gens ont eu l'occasion de s'exprimer sur les conditions d'accès à ce qui a été confirmé comme étant un patrimoine collectif, on ne peut pas parler de tarif, mais de contrat de confiance. Des gens sont venus nous soutenir, nous ont dit des choses, nous avons écouté leur attente et nous y répondons dans leur sens : on est dans le contrat de confiance, puisque tout le monde sait bien que c'est le visiteur qui tient dans ses mains et son porte-feuile l'avenir de l'Ecomusée. Si, avec nos nouveaux tarifs, nous recevons cette année autant de visiteurs que l'an dernier, y compris la période « 2 euros » , nous réaliserons la même recette.

Et si le nombre de visiteurs était supérieur, cela changerait la vie de l'Ecomusée et le destin de ses salariés.

Les nouveaux tarifs ?

Les tarifs sont pensés 100% pour la famille, car c'est là que les anciens tarifs pêchaient.

Une famille de deux adultes et cinq enfants de moins de 16 ans : 22 euros pour la journée.

Si la famille ne veut faire qu'un tour dans l'après midi, le prix passe à 15,50 euros à partir de 15 heures.

Les tarifs individuels (journée)
Individuel : 9,50 €
Enfant 4-16 ans : 6,50 €

Tarif courte visite après 15 heures :
Adulte : 6,50 €
Enfant : 5,50 €

Les tarifs seront légèrement augmentés en juillet et août, Clair de mine étant ouvert et accessible par voyage par train avec le même billet. Mais déjà dès début juin, grâce aux mineurs bénévoles du Groupe Rodolphe, il y aura des ouvertures ponctuelles du carreau de la mine Rodolphe, sans supplément aucun de prix.


Un Charivari le 19 mars

L'Ecomusée d'Alsace à ouvert le 18 mars,2006 et dès le 19 mars 2006 se déroulera le Charivari- Carnaval des paysans.

Ce carnaval des paysans est un grand classique de l'Ecomusée, et présente des figures traditionnelles du carnaval des champs, qui n'a que peu de points communs avec le carnaval des villes. Ici, place aux hommes sauvages, aux fous, au cerf, et autres figures qui dans le temps de la clôture de l'hiver, participaient à un rituel de fertilisation.
Le charivari débute par l'explication des personnages, puis se poursuit par un cortège tonitruant suivant l'attelage de bœufs qui porte le mannequin. Après la déclamation de poèmes satiriques, le mannequin est brûlé sur un bûcher. Dans les anciens temps, la direction prise par la fumée indiquait si l'année agricole serait bonne. Mais au charivari de l'Ecomusée, quelle que soit la direction prise par la fumée, espérons que grâce aux visiteurs nombreux elle annoncera de bonnes choses.

Ecomusée d'Alsace, ouvert tous les jours à partir du 18 mars de 10h à 18h.

Tél. en France: 03 89 74 44 74
Tél. de l‘étranger: 0033 3 89 74 44 74
Mél: contact@ecomusee-alsace.fr -

Von Redaktion

Für weitere Informationen klicken Sie hier:

• Site officiel de l'Ecomusée d'Alsace


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